mardi 21 octobre 2008

F : Femme (la)


LA FEMME

Quand le 22 janvier 1981 Marguerite YOURCENAR, première femme reçue à l’Académie Française, pour siéger  dans le fauteuil N° 3 celui de Georges CLEMENCEAU, prononça le panégyrique de feu Roger CAILLOIS, son prédécesseur, elle débuta son discours par ces mots : « me voici accompagnée d’une troupe invisible de femmes qui auraient dû recevoir beaucoup plus tôt cet honneur au point que je suis tentée de m’effacer pour laisser passer leurs ombres. »

En même temps, elle pensait aux ombres des misogynes de la docte compagnie des académiciens et à leurs citations sur le sexe dit faible :

Comme Victor HUGO, par exemple qui disait : on ne cause bien avec une femme qu’après

Alexandre DUMAS : pourquoi n’aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.

VOLTAIRE : les femmes ressemblent à des girouettes ; elles se fixent quand elles rouillent

Pour Jean COCTEAU : Pire qu’une femme, deux  femmes et il disait le seul qui puisse avoir le dernier mot avec une femme c’est l’écho

L’occitan PAGNOL : la plupart des femmes que l’on n’a pas eues c’est parce qu’on ne les a pas demandées

André MAUROIS : en littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.

Puis elle pensa à tous ceux non académiciens qui ont raillé le sexe  faible comme :
GANDHI : appeler les femmes, le sexe faible est une diffamation

Albert WILLEMETZ : il est singulier de songer qu’amour n’est féminin qu’au pluriel, ensuite il ajoutait  c’est souvent avec une femme idiote que l’on peut vivre en bonne intelligence et enfin il disait pourquoi les femmes qui coûtent le plus cher sont-elles celles qui ne valent pas grand chose.

Pour continuer Marguerite évoqua EMERSON : mon discours sera comme la robe d’une jolie femme : assez long pour couvrir l’essentiel et assez court pour rester intéressant.

 En n’oubliant PLUTARQUE : quand les chandelles sont éteintes toutes les femmes sont jolies.

C’est pour cela que WILLY parlait du lendemain : quand les yeux d’une femme sont cernés la place est prise.

Et à ce sujet Marcel PREVOST ajoutait, les femmes préfèrent les hommes qui les prennent sans les comprendre aux hommes qui les comprennent sans les prendre.
D’ailleurs Pierre Henri TEITGEN, signalait, l’homme public ne doit pas être sûrement le masculin de femme publique.

Pour la femme publique ou plutôt pour la femme facile, Henri JEANSON, précisait : on dit qu’en s’asseyant par terre dans les Landes, elle a déclenché un incendie de forêt.

Ce qui fit dire à Chauncey DEPEW, le pessimiste pense que toutes les femmes sont des garces, l’optimiste l’espère bien.

Quant au grand Sacha GUITRY, il collectionnait les multiples pensées misogynes :
Si la femme était bonne, Dieu en aurait une
Pourquoi courir quand elles marchent
Je suis en faveur de la coutume qui veut qu’un homme baise la main d’une femme, la première fois qu’il la voit, il faut bien commencer quelque part
Je conviendrai bien volontiers que les femmes nous soient supérieures si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales
Une femme peut tout faire : penser, parler, chanter, se taire quelquefois
et la citation la plus connue du grand Guitry :
Les femmes, je suis contre, tout contre

En évoquant le grand comédien, Marguerite était obligée de penser à l’immense Pierre DAC qui disait :
la femme homosexuelle, c’est une femme qui aime plus sa prochaine que son prochain.

Après Sacha, Pierre, vient naturellement  Alphonse ALLAIS :
Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin.

Ensuite l’inévitable Tristan BERNARD :
Un mari trompé  c’est un entier qui partage sa moitié avec un tiers.

Et elle n’oublia pas son collègue écrivain Jules RENARD
Si l’homme a été créé avant la femme, c’était pour lui permettre de placer quelques mots et il ajoutait, si une femme me fait mourir, ce sera de rire.

Puis, elle songea à Gustave FLAUBERT :
Le premier qui a comparé une femme à une rose était un poète et le second un imbécile.

Elle évoqua ensuite :
OVIDE :
La femme chaste est celle qui n’a pas été sollicitée

Elle se rappela tous les humoristes comme Léo CAMPION  :
L’âge des femmes se calcule en ajoutant l’âge qu’elles se donnent à celui que leur donne leur meilleure amie et en divisant par deux.

Graham GREENE : La femme est un papier buvard. Elle retient tout, mais à l’envers et cette citation d’un ANONYME :
La femme c’est l’addition des passions, la soustraction du porte monnaie, la multiplication du genre humain et la division des hommes.

Ensuite Marguerite se consola en se remémorant toutes les pensées en faveur des femmes dont elle a extrait quelques perles rares :

COLETTE : Une femme qui n’est pas intelligente demande les mêmes droits que les hommes, une femme intelligente y renonce.

Gustave FEYDEAU : Il n’est bon qu’à être trompé et encore il faut que sa femme l’aide.

Paul GERALDY : C’est la femme qui choisi l’homme qui la choisira

La Chanteuse Catherine LARA : La première chose que je regarde chez l’homme, c’est sa femme

Francis CARCO : Le cœur de la femme n’a jamais de rides, il n’a que des cicatrices.

Et enfin Marguerite évoqua l’actrice Yvonne PRINTEMPS :
Les femmes préfèrent être belles plutôt qu’intelligentes parce que chez les hommes, il y a plus d’idiots que d’aveugles.

Pour terminer, je vous livrerai deux remarques personnelles :
-          Cette femme faisait son mari cocu en pensant qu’il lui pousserait des cornes d’abondance.
-          En rentrant ce soir, vous vous demanderez pourquoi les plus jolies femmes circulent dans les plus belles voitures ? Croyez- moi chez la femme le grand amour existe … parfois !

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