mercredi 8 octobre 2008

S : Saint Sever Etude de géographie urbaine 1971 - 2ème partie


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CHAPITRE II
Un commerce concurrencé par Mont de Marsan

Evolution des activités commerciales depuis le début du XXème siècle
Le commerce est la plus vieille activité urbaine de Saint Sever et resta longtemps la plus importante. En 1912, il représente 71,9 % des revenus de la patente alors que l'industrie 10,8 % et les professions libérales 17,3 %. Au début de ce siècle, les boutiques avaient la même forme qu'avant la Révolution de 1789. La pièce unique avec une porte vitrée et une fenêtre suffisait pour s'appeler marchand d'épices, cabaretier, marchand de vin au petit détail, boucher, marchand de fretin, perruquier ou mercier. Seule l'analyse des registres des patentes déposées aux archives départementales permet une étude correcte du commerce au début de notre siècle. La destruction des archives landaises par un incendie et la loi du secret sur des archives pendant cinquante ans empêchent l'étude approfondie que mérite un tel sujet. Nous avons étudié l'année la plus ancienne qui est disponible : 1912. Les deux almanachs des Landes 1899-1932 et le bottin de 1970 auraient pu permettre de suivre l'évolution de chaque catégorie de commerce. Mais certaines catégories de commerçants sont souvent citées sur plusieurs rubriques en raison de la diversité de leurs marchandises ce qui explique les manques dans le tableau qui suit. La population de Saint Sever étant pratiquement la même qu'en 1912 (4 664 habitants) et en 1970 (4 550 environ), la comparaison des commerces et de l'artisanat mérite une étude approfondie qui nous permettra de suivre les transformations de cette activité :
Tableau de l'évolution du commerce


1899
1912
1932
1970
Hagetmau 1970
Alimentaire
Habillement et chaussures
Equipement ménager
Meubles
Librairies
Imprimeries
Journaux St Séverins
Horlogers – Bijoutiers
Quincaillerie
Pharmacie
Photographes
Forains
Teinturiers
Coiffeurs
Auto-école
Café – Hôtels – Restaurants

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De ce tableau, nous pouvons tirer trois traits dominants :
-        le déclin et la disparition de certains commerces
-        le développement de nouvelles activités
-        la concentration de certaines catégories de commerce qui augmente la surface de vente et le chiffre d'affaires
Les vieux métiers liés aux chevaux, aux transports hippomobiles et quelques fabrications artisanales ont peu à peu périclité avant de fermer leur porte. Nous trouvons ici les bourreliers, les selliers, les maréchaux-ferrants, les brodeuses, les chapeliers, les marchands de charbon, les marbriers, les fabricants de pompes, les potiers, les tuiliers et les tourneurs.. Il faut noter aussi la disparition des deux journaux Saint Séverins : "La Nouvelle Chalosse" et "L'Avenir de la Chalosse" dont l'influence s'étendait sur tout l'arrondissement.
Par contre, l'évolution des techniques et du mode de vie a créé de nouvelles activités commerciales depuis 1899 : agences immobilières, antiquaires, auto-écoles, électriciens, radio électriciens, marchands de fruits, de meubles, photographes, ambulanciers, etc ..
Il est plus intéressant de suivre la concentration et les transformations des autres catégories.
Dans l'alimentation, le chiffre des commerces passe de 43 en 1899 à 32 en 1970. La concentration et la concurrence font disparaître des boulangers (7 en 1899, 4 en 1970).
Dans l'habillement, le nombre diminue (28 en 1912, 13 en 1970) en raison de l'arrivée sur le marché du prêt à porter qui ruine les tailleurs pour hommes (9 en 1970, 1 en 1970) mais pas les couturières (7 en 1899, 7 en 1970). Le commerce de la chaussure subit aussi la concentration (9 en 1899, 5 en 1970) de même que les nouveautés (8 en 1899, 1 en 1970). Les forains Saint Séverins diminuent eux  aussi : ils passent de 15 en 1912 à 5 en 1970. La baisse du nombre des débits de boissons est très encourageante et très spectaculaire (41 en 1899, 46 en 1932, 18 en 1970). Le peu de marchandises et l'évolution des méthodes d'achat des consommateurs mirent les petits commerçants en difficulté. La concentration devient nécessaire. La diminution de la population cantonale accélère le processus. La forme des boutiques resta immobile jusqu'en 1955 environ.
Alors, les commerçants prirent conscience de leur retard sur les autres villes. Bientôt, ce fut une véritable révolution commerciale : les vieux volets de bois et les moulures disparurent, les murs tombèrent pour laisser la place aux glaces et aux matériaux modernes.
Un charcutier qui avait 1,50 m de vitrine au centre se retrouve avec un magasin dont la façade mesure 8 m. Mais de nombreux commerçants aisés et solides négligent leurs magasins qui ressemblent à de véritables boutiques du XIXème siècle : ce sont les bouchers avec leurs vitrines en marbre, les primeurs, les boulangers, les pharmaciens, les auto écoles et les agences bancaires périodiques. Le commerce en général pâtit de cet immobilisme intéressé …

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Les zones commerciales  (plan n° 16)
- Le nucléus commercial :
Les commerces s'échelonnent le long de 2 axes qui forment un T. La branche verticale (Est-Ouest) est constituée par la rue Lamarque, la Place de Verdun et la rue des Arceaux ; la branche horizontale par la place du Cap du Pouy, la Rue Lafayette (photographie n° 13, planche V), la place du Tour du Sol, la place Léon Dufour et le haut de la rue de Pontix (partie Nord). La plus grande densité de commerces se situe sur les places Léon Dufour et Tour du Sol, les rues des Arceaux et Lafayette. Les catégories commerciales se mélangent dans le tissu urbain sans que nous puissions distinguer des rues spécialisées. Seule la place du Tour du Sol fait figure de centre alimentaire. Il faut aussi noter l'absence presque totale de commerces dans la rue Durrieu, la rue du Sénéchal et le long de la nationale 133. Ce nucléus comporte 86 commerces sur les 106 de la commune, soit 81 %, et toutes les branches existantes sur la commune sont représentées.
– Les zones satellites :
- Le bourg d'Augreilh (photographie 7, planche II) ne possède plus qu'un seul commerce qui est un peu un bazar de village avec la vente d'épicerie, de produits d'entretien, de fruits, le bar et la station service.
- L'ensemble commercial du Castallet-Guillerie est un complément du nucléus urbain en raison de ses activités spécialisées. Nous y trouvons 6 commerces non alimentaires sur 10 : 1 agence de voyages, 2 marchands de meubles, 1 radio électricien, 1 photographe, 1 marchand d'appareils sanitaires, les autres étant 2 boulangers, 1 épicier et 1 bar-tabac-journaux. L'ensemble du Castallet, séparé par le groupe clinique-hôpital, est le prolongement du noyau commercial.
- Par contre, la ville basse (Péré – Bas du Pouy) possède avec ses 9 commerces l'infrastructure d'un petit bourg de la Chalosse. Dans l'alimentation, il faut noter la présence de 2 succursales de commerces de la ville : la charcuterie Dubernet et l'épicerie Dagès-Couderc. Seuls, le marchand de primeurs et le boucher manquent, mais pour pallier cette carence, les commerçants de la ville effectuent des tournées fréquentes avec des camionnettes.
La zone d'influence du commerce (carte n° 17)
L'étude de Mme BARATRA faite en 1961 nous servira de base pour l'étude suivante. L'évolution récente des structures commerciales (supermarchés) a certes modifié les zones d'attraction des commerces alimentaires de certaines villes. Mais la disparition des épiceries dans les petits villages compense le phénomène précédent. Ainsi, l'étude faite en 1961 reste, pour ses grandes lignes, valable.
Nous avons pu, d'après cette enquête et des études personnelles fondées sur des enquêtes directes, définir 3 zones :

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               1) La zone de très forte attraction (+ de 60 % des achats sont faits à St Sever), ce sont les communes de St Sever, Bas-Mauco, Cauna, Montaut, Banos, Audignon, Eyres Moncube et Montsoué ;

2) La zone de moyenne attraction (entre 10 % et 60 %) comporte : Aurice, Montgaillard, Fargues, Coudures, Sarraziet, Vielle Tursan, Dumes, Toulouzette, Lamothe et Le Leuy ;

3) La zone où les habitants font parfois quelques achats à St Sever (moins de 10 %) comprend : Souprosse, Hauriet, Saint Aubin, Doazit, Aubagnan, Buanes, Classun, St Maurice et Haut Mauco. Ces communes font partie des zones d'influence de Mont de Marsan, Grenade, Mugron, Tartas et Hagetmau.

St Sever a actuellement un très bon comportement dans la quincaillerie, dans la vente des automobiles, par contre l'habillement, les chaussures connaissent des attractions moins intenses. L'attraction de Hagetmau ne se manifeste que sur 2 communes du canton : Dumes et Coudures. Le commerce de Mont de Marsan gêne davantage les commerçants Saint Séverins. Les supermarchés montois, la coopérative des militaires, les magasins d'habillement sont de très sévères concurrents. Le commerce montois assure aussi le complément de St Sever dans certaines catégories comme l'optique et l'orthopédie. Le commerce est très lourdement grevé aussi par l'approvisionnement à la ferme, les conserves, les jardins potagers et l'élevage des volailles et du cochon par certains habitants . . .

La construction sur la place Léon Dufour d'un libre service assez important pourra, dans les mois qui viennent, modifier la zone d'attraction de St Sever, favoriser certains commerces spécialisés voisins et handicaper lourdement le commerce alimentaire local . . .



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CHAPITRE III

Saint-Sever petit centre de service de la Chalosse

Comme dans le commerce, les services Saint Séverins sont limités par la proximité du chef lieu des Landes (16 kms). La disparition de la Sous-Préfecture en 1926 fut le signal de la décadence des services à Saint-Sever. Nous allons ici faire le point de ces activités propres au Cap de Gascogne.
Services et professions liés à la fonction cantonale :
- Les administrations :
Saint Sever est le siège d'une perception qui emploie 6 personnes. Le C.E.G. construit au lotissement Cap de Gascogne pour 600 élèves, draine les élèves des 14 communes du canton. L'Hôtel des Postes de Saint Sever distribue le courrier sur plusieurs communes du canton (Bas Mauco, Aurice, Banos, Audignon, Dumes).
- Les banques:
Elles possèdent une très forte influence sur le canton. La banque Saint Séverine DUBOY a disparu avant la seconde guerre mondiale. De nos jours, deux banques possèdent des agences permanentes : le Crédit Agricole avec 7 employés et une très grosse clientèle, et la Société Générale avec 1 employé. La Banque Industrielle et Commerciale du Sud-Ouest ouvre son bureau le mercredi et le samedi, le Crédit Lyonnais n'ouvre que le jour du marché.
- L'abattoir municipal de Saint Sever :
Sa non inscription au Vème plan  lui fut néfaste. Les abattoirs de Mont de Marsan et Hagetmau profitèrent des subventions de l'Etat. L'abattoir de la Côte de Brille se trouve en léthargie et ne sert qu'à la consommation locale.
- Le service santé à influence cantonale :
Saint Sever possède 3 docteurs en médecine générale parcourant le canton et 2 vétérinaires. Ces praticiens ont une influence presque exclusive dans le canton. En attendant la future maison de retraite, la ville possède à l'hôpital un hospice de 42 vieillards en 1968.

Services et professions débordant le cadre cantonal
Ici, nous trouvons l'héritage des activités d'un chef lieu d'arrondissement déchu, comme c'est le cas de Lectoure, Orthez, Nérac, Mauléon ou Bazas dans notre région.

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Administrations
- Saint Sever est le siège d'un contrôleur des contributions directes qui surveille les cantons de Hagetmau, St Sever, Aire et Geaune.
- La gendarmerie nationale a installé la tête d'une compagnie commandée par un Lieutenant qui dirige les brigades de St Sever, Hagetmau, Mugron, Geaune, Aire, Grenade et Villeneuve. La gendarmerie groupe une quinzaine de militaires.
- Le Cap de Gascogne possède un bureau du Sauvetage de l'Enfance.
- La Subdivision des Ponts et Chaussées regroupe les cantons de Hagetmau et Saint Sever.
- Le district E.D.F. de Saint Sever comporte les cantons de St Sever, Aire, Geaune, Grenade, Tartas-Est et bientôt Hagetmau.
- Le Tribunal d'Instance fut supprimé en décembre 1958. Actuellement, il subsiste un greffe d'Instance pour les cantons de Aire, Geaune, Hagetmau et St Sever.
Le service Santé à influence extra cantonale :
- L'hôpital est installé depuis le début du XIXème siècle dans l'ancien couvent des Capucins à la Guillerie. Il possède 115 lits dont 30 en chirurgie, 30 en médecine, 45 à l'hospice, 10 à la maternité et un dispensaire d'hygiène sociale. En 1970, il y a eu 24 867  journées d'hospitalisation en chirurgie, médecine et maternité. Le nombre des entrées à la maternité de l'hôpital est de 461. Cet ensemble hospitalier emploie 55 personnes en majorité des saint-séverines.
- La clinique chirurgicale FOURNIER est le second maillon de l'ensemble de la Guillerie. Elle a été fondée après 1945. Cette clinique comprend 35 lits et emploie 26 personnes. Elle possède en annexe une petite maternité. Pour étudier la zone d'influence de cet ensemble, nous avons choisi les naissances. Nous avons relevé à la mairie de Saint-Sever les adresses des mères venant accoucher dans les 2 maternités de 1960 à 1970. Il nous a été facile de diviser par 10 pour obtenir la moyenne annuelle et de traduire les résultats sur la carte n° 18.
La zone d'influence de l'hôpital et de la clinique s'étend sur la partie Est du canton de Mugron, la partie Ouest et Sud-Ouest du canton de Geaune, la partie Est et Nord-Est du canton d'Amou, les cantons de Saint-Sever et de Hagetmau. Mais la zone connaît beaucoup d'interférences avec Dax, Aire et Mont de Marsan. Il naît à Saint-Sever près de 200 enfants chalossais par an. Pour l'hôpital, la zone de recrutement des malades est la même que pour les maternités.

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- Religion catholique
Il s'agit là d'un héritage lointain. L'abbaye bénédictine contrôlait de près ou de loin au Moyen Age un grand nombre de paroisses dont nous ne citerons que les plus importantes : Mimizan, Bias, Ste Eulalie en Born, Pontenx les Forges, Soulac, St Laurent de Ruffiac, St Geours d'Auribat, Canenx, Beaussiet, Toulouzette, Nerbis, Mugron, Aurice, Souprosse, Geloux, Campagne, Eyres, Morganx, Lacrabe, Montgaillard, St Martind'Oney, etc .. La monarchie et la révolution française balayèrent ces privilèges et Saint-Sever devint après le concordat de 1802 un archiprêtré. De nos jours, la ville a reçu le siège d'un des 3 vicariats épiscopaux des Landes, celui de la zone Adour (Chalosse, Tursan, Bas Armagnac).
Le clergé entretient depuis le départ des bénédictines et des ursulines, une école chrétienne. De nos jours, 'ensemble des écoles chrétiennes situé à Proyan comporte une classe maternelle moderne, des classes primaires et un C.E.G. avec internat mixte qui rayonne sur le Sud-Est du département.
- La Caisse d'Epargne et de Prévoyance
Cet établissement fut fondé en 1844. Depuis 1965, la Caisse d'Epargne a pignon sur la Place de Verdun. Elle a des succursales à Hagetmau, Geaune et Aire. Cette filiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations emploie à St-Sever 2 personnes. Le nombre des épargnants pour les 4 cantons est d'environ 4 000.
- Saint-Sever est le siège du syndicat des eaux de Marseillon.
 Créé en 1949, il groupe avec le syndicat de Saint-Sever Nord, les communes de Audignon, Coudures, Dumes, Eyres Moncube, Montaut, Montsoué, Sarraziet, Aubagnan, Doazit, Hauriet, Horsarrieu, Maylis, St Aubin, Ste Colombe, Serres Gaston, Toulouzette, Bas Mauco, Aurice, Cauna, Lamothe et Le Leuy.
Un total de 22 communes rurales sont desservies par le réseau dont l'exploitation est assurée par la Compagnie Française des conduites d'eau.

- Débordant le cadre cantonal, Saint-Sever a des Assureurs et deux Notaires qui rayonnent sur la Chalosse et sur le canton de Hagetmau plus particulièrement.
Les résidus des services implantés durant le XIXème siècle font de St Sever un petit centre de services en Chalosse. Mais la ville voit peu à peu les administrations s'échapper vers Mont de Marsan. L'harmonisation des découpages administratifs a lourdement handicapé le Cap de Gascogne. Depuis le début du XXème siècle, la suppression du lycée, du Tribunal, de la Sous-Préfecture, du bureau des Contributions Indirectes, du bureau de l'Enregistrement, du central téléphonique, de la prison et la diminution de l'importance de la gare SNCF ont peu à peu atteint la zone d'influence de la ville.

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CHAPITRE IV

Une industrie liée à l'économie rurale de la Chalosse


Evolution de l'artisanat et des entreprises industrielles

- Jusqu'en 1918

Saint-Sever ne possède pas d'industries. En 1912, ce que nous pouvons appeler l'industrie (plumes, drague et moulins) paie 722 F de patente sur 6 703 F soit 10,8 %. La fin du XIXème siècle et le début du XXème connaissent un déclin de l'artisanat traditionnel. La crise phyloxérique atteint Saint-Sever en 1888 et les fabricants de barriques dites "Chalossaises", faites avec du châtaigner, sont obligés de fermer leurs ateliers. En 1917, quand la XVIIème région militaire fait son enquête sur les activités économiques, Saint-Sever ne compte plus que quelques petits tonneliers en chambre. De même, la disparition des moutons entraîne la fermeture des ateliers de cordage et de tissage. De nos jours, le nom de la maison "Téchené" est le seul reste de cette activité prospère au XIXème siècle. En 1919, il faut noter, outre les petites entreprises du bâtiment, quelques tuileries, un four à chaux, de petites scieries, des sabotiers et des sandaliers, quelques petites laiteries, une chocolaterie familiale. Les seules activités importantes sont les plumes, les graviers avec une drague employant 15 ouvriers en 1912, les grains et les moulins de Papin, de Saint-Sever et d'Arcet.

- De 1918 à 1939 : le premier redressement économique

Au long dépérissement de la période précédente succède une période plus prospère.
Dès la fin de la guerre, en 1921, s'installe à Péré près de l'Adour, une faïencerie qui a pour but d'imiter l'ancien Samadet de la faïence royale du XVIIème. Pendant ce temps, l'industrie du bois se développe aussi à Péré avec l'usine RICHARD-GUERIVE qui fut très importante dans la fabrique des parquets. Puis la forte demande de graviers pour le goudronnage du réseau routier aquitain fait croître les entreprises de dragage qui augmentent la production et la main d'œuvre. Durant cette période, s'installent les garages automobiles et une fabrique de sièges. Ces nouvelles installations, hormis les garages, s'établissent toutes dans la ville basse lui donnant un visage industriel. Quand la guerre éclate, la croissance de ces entreprises ne sera pas assez développée pour leur permettre de résister à la tourmente.
  
 
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- De 1945 à 1963 : l'effondrement des créations de l'entre-deux guerres

Alors que les créations d'emplois sont pratiquement inexistantes, peu à peu les industries de Péré ferment leurs portes. Tout d'abord, la faïencerie fait faillite, puis la fabrique de parquets congédie ses employés, ensuite c'est le tour de l'atelier de sièges pliants et enfin, la cimenterie Marsan du Bas du Pouy. Les vieilles gravières périclitent et débauchent peu à peu les ouvriers.

Durant cette période, quelques usines s'installent mais n'arrivent pas à retenir tous les licenciés. En 1955, c'est la S.T.A.R., future C.O.F.N.A. et la Société des aliments du Sud-Ouest. Il faut noter aussi quelques extensions comme l'entreprise MALLET, BACCARÈRE et la création de la minoterie de la Chalosse. Saint-Sever au début des années 1960 se trouve avec moins d'ouvriers qu'en 1939.

- De 1963 à 1971 : le deuxième redressement économique

Ce deuxième redressement économique est un véritable développement industriel. C'est l'œuvre de quelques hommes dont les plus importants sont : COMMENAY, CRABOS, MARIE-HOT, BACCARRÈRE, MAYSONNAVE, DUBERNET, COSTEDOAT, ROMA, etc …
En 1963, s'installent deux maillons supplémentaires de la chaîne agro-industrielle : le centre de conditionnement MARIE-HOT et la SICA Foies gras. Puis suivent la SOLUMA, la SOLEMA, l'atelier FEUGAS, le dépôt CASTAING, l'atelier  DUPOUY Maçonnerie. Pendant ce temps, d'autres entreprises se développent : CRABOS devient PYRENEX. L'hôpital croît, il en est de même pour la clinique FOURNIER, les entreprises MAYSONNAVE, COSTEDOAT et ROMA.


La situation actuelle de l'industrie et de l'artisanat

- La répartition géographique des entreprises (carte n° 19) – Saint-Sever possède 4 zones principales :

1° La zone industrielle (planche VI) comprend la gravière SANSOUBE, le dépôt CASTAING, le magasin exposition BRUNEL-PEYRUQUÉOU et le complexe agro-industriel (MARIE-HOT, S.I.C.A. et PYRENEX)

2° A Péré et sur la route nationale 133 existent 4 entreprises : les constructions métalliques FEUGAS, la Sté SOLEMA, l'Hôtel DUMAS et le garage GAÜZÈRE

3° Les industries situées le long de la voie ferrée sont au nombre de 3 : COFNA, MAYSONNAVE et la Minoterie de la Chalosse

4° La vieille ville possède les petits ateliers (carte n° 16 et n° 19) et la société


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La chaîne agro-industrielle

La chaîne agro-industrielle comprend les usines d'aliments pour animaux et le complexe agro-industriel. Ainsi, Saint-Sever fabrique des aliments pour la basse-cour, les paysans de la Chalosse produisant le maïs et élevant les volailles, Saint-Sever conditionnant les animaux morts et industrialisant les plumes et ses dérivés.

. Les deux usines d'aliments pour animaux
La plus ancienne est la société d'aliments du Sud-Ouest (SASO) qui est installée sur le plateau d'Augreilh. Elle emploie 11 personnes.
La plus importante est la COFNA (Compagnie Française de Nutrition Animale) qui emploie 33 personnes. Le siège social est à Tours. L'usine de Saint-Sever fait partie des 9 usines de la firme. Cette société anonyme est une filiale du groupe UNILEVER.
Les ouvriers font 9 heures de travail par jour dans 3 équipes. Ils travaillent 49 heures par semaine et touchent au début mai 1971 : 3,92 F par heure.
Les matières premières viennent de toute la France par trains et camions. Les céréales sont achetées dans le Gers et viennent par camions, les tourteaux, le soja, l'arachide et le colza arrivent par route du port de Bordeaux. Par contre, le son provient lui aussi de la capitale de l'Aquitaine par le rail. Les pépins de raisins arrivent de Béziers par wagon comme le marc de pomme du centre de la France.
La COFNA produit 90 tonnes d'aliment par jour. Dans un proche avenir, l'usine produira 100 tonnes. Mais la production varie avec les saisons, d'octobre à février il y a un creux très sensible. Les aliments ne sont pas exportés mais partent par camions dans toute la France. Dans ces activités liées à l'alimentation animale, il faut noter l'installation dans l'ancienne usine de parquets RICHARD et GUÉRIVE du dépôt d'aliments PROTECTOR.

. Le centre de conditionnement de volailles MARIE-HOT (photo 14, planche IV) :
Ce centre est un véritable ambassadeur des Landes sur le marché national.
Le département des Landes a produit, en 1970, 120 000 poulets par semaine. Environ 65 000 poulets répondent aux normes du label accordé par le Ministère de l'Agriculture : les 150 éleveurs rassemblés au sein du syndicat de Défense du Poulet Jaune des Landes et commercialisés par les Ets MARIE-HOT à Saint Sever en représentent près de 45 000.
C'est en 1969 que fut créé le syndicat du poulet jaune des Landes. En son sein, les trois professions représentées : accouveurs, éleveurs, conditionneurs, ont un intérêt commun, mettre sur le marché un poulet de qualité élevé comme un poulet de "ferme" mais présentant sur le plan sanitaire toutes les garanties que peuvent apporter les techniques modernes de conditionnement.

 

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La production subit des creux en été à cause des départs en vacances. L'augmentation de la production de poulets par semaine depuis l'installation de l'usine est sensible :

1963 : 12 000                                                      1967 : 28 000
1964 : 14 000 pour 40 employés                     1968 : 32 000
1965 : 20 000                                                      1969 : 36 000
1966 : 25 000                                                      1970 : 40 000

D'après Monsieur A  MARIE-HOT, président directeur général de l'entreprise, la production en 1971 est de 45 000 têtes par semaine. L'usine tourne presque à saturation mais la direction espère atteindre sous peu le nombre de 55 à 60 000 poulets par semaine. L'usine a produit aussi 15 000 pintades en 1964 et 205 000 en 1970, 800 dindes en 1964 et 12 000 en 1970. La production de ces volailles va encore augmenter. La commercialisation se fait sous la marque LANDOR , Fermes landaises et FOLKLORE.
              Cette progression de 15 à 20 % par an, qui correspond à une augmentation constante de la demande, s'explique par la mise en place d'un règlement technique extrêmement sévère, des contrôles rigoureux, des conditions d'abattage et de conditionnement très modernes, une politique commerciale dynamique.
Les 150 éleveurs du syndicat sont landais. Ils habitent dans les cantons limitrophes de Saint-Sever et doivent être obligatoirement producteurs de maïs. Il existe un rapport étroit entre le nombre d'hectares de maïs cultivés et le nombre de poulets élevés. Quelles que soient la taille de l'exploitation et la production de maïs, le nombre de poulets élevés par an ne doit pas dépasser
52 000. Les poulets sont élevés par bande de 500 et il faut 3 hectares de terre "neuve" pour élever 500 poulets par mois. La première garantie donnée par le label est une garantie d'origine, la deuxième est celle d'un élevage en plein air et en toute liberté. Les poulets sous label sont abattus entre le 81ème et 91ème jour, c'est-à-dire qu'ils ont au moins 12 semaines à l'abattage. C'est là une condition essentielle de la saveur de la chair.
Le label accordé au poulet jaune des Landes garantit enfin qu'il a été engraissé avec un aliment comportant 75 % de maïs jaune et nourri les huit derniers jours avant l'abattage au maïs jaune pur.
Les poulets sont amenés à l'abattoir très moderne construit par la municipalité de Saint-Sever en 1963 et mis à la disposition du syndicat. Après l'abattage, les poulets sont plumés et effilés. C'est à ce moment qu'intervient le classement. Les poulets répondant aux normes du label (présentation impeccable, carnation jaune, poids commercial) sont placés sur des rochs pour être refroidis sous les 3 marques. Les poulets déclassés sont débagués : les bagues coupées sont remises aux éleveurs avec l'appréciation du vétérinaire. Sans interruption de la chaîne du froid, les poulets label parviennent dans les 48 heures dans la France entière. Il en part même à Djibouti. En camions réfrigérés (Entreprise ALAMASSE-et-BULLE), ils atteignent les points d'éclatement où des transporteurs locaux équipés de camions isothermes et des dépositaires dotés de camionnettes réfrigérées les acheminent aux points de vente. Les principaux dépôts se situent à Bordeaux au marché Gare de Brienne, à Paris au marché Gare de Rungis, à Lille et à Cabourg.

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Conscients de l'évolution des goûts et des habitudes d'achat du consommateur, les Ets MARIE-HOT s'orientent résolument vers le "prêt à cuire".

Après cette étude générale sur l'élevage et la qualité des produits du syndicat de défense du poulet jaune des Landes, il nous faut passer plus en avant l'étude de l'entreprise MARIE-HOT. Cette affaire privée a été créée en 1948 mais comme nous l'avons vu, son installation à Saint-Sever remonte à 1963.

Actuellement, cette entreprise occupe plus de 100 personnes. Les ouvriers viennent du canton et des communes de Haut-Mauco, St Aubin, Hauriet, Larbey, Benquet, Toulouzette et Mont de Marsan. L'entreprise effectue son propre ramassage, en particulier dans la région Est du canton de Mugron. L'ouvrier est payé à l'heure et au SMIG.
Cette affaire est la première de Saint-Sever pour le nombre d'emplois et voit son chiffre d'affaires augmenter régulièrement : 5,72 millions de francs en 1964 et 19,86 millions de francs en 1970.

               Le syndicat de défense du poulet jaune des Landes et les Ets MARIE-HOT de Saint-Sever auront, après l'installation de la seconde chaîne de conditionnement, tous les atouts qui lui permettront de mener à bien la conquête du marché français et peut être aussi de quelques marchés étrangers.

. L'industrie de l'oie et du canard
La ville possède depuis longtemps des conserveries familiales qui de nos jours se sont développées. Ces petites entreprises produisent essentiellement des conserves de foies gras et des dérivés de gras. Actuellement, elles sont 3 : l'entreprise familiale CAPDEVILLE, la maison DUBERNET qui emploie 15 personnes depuis son extension à Pontix et le dépôt CASTAING sur la zone industrielle qui emploie 10 personnes.
Mais dans le domaine de l'oie et du canard, la société d'intérêts collectifs foie gras constitue la pièce maîtresse. Cette société anonyme à personnes et à capital variable s'est installée à Saint-Sever le 13 septembre 1963 dans les installations construites par la ville de Saint-Sever. Elle emploie 30 personnes qui au printemps 1971 étaient payées 3,83 F de l'heure.
Les oies et canards gras viennent de 4 000 agriculteurs en 1970 (500 en 1963) dont 2 700 dans les Landes, en particulier au Sud de l'Adour, 650 dans le Gers et le reste dans les Pyrénées Atlantiques. La SICA n'achète que 2 % de sa matière première sur les marchés. Pour la saison 1970-71, l'usine a traité 98 240 canards et 58 466 oies. La production de foies gras s'élève à 80 tonnes soit 13,3 % de la production française et 26,6 % de la production landaise. La SICA vend  des foies gras d'oie et de canard, de la ballotine de dinde ou foie d'oie, du pâté de canard aux olives, des rillettes de confit d'oie, du confit d'oie et de canard, de la graisse d'oie, du cassoulet landais au confit d'oie, des haricots cuisinés avec des abats d'oie et des asperges des Landes.
Grâce au marché, aux petites conserveries et à la SICA Foie gras, Saint-Sever est la ville de France qui voit passer sur son territoire le plus de foies gras.


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La SICA, au printemps, travaille aussi les asperges des Landes. Du 7 avril au 20 juin 1970, l'usine en a expédié 145 tonnes en France par camion et en Allemagne par wagons.
Les dirigeants de la SICA ont confiance en l'avenir surtout depuis l'installation d'annexes à Aire, Mirande, Lectoure et St Palais.
Ils pensent construire un centre d'éviscération à Pau.

La plume et ses dérivés (photo n° 15, planche V)
Depuis longtemps, Saint-Sever traite la plume et le duvet. Jusqu'à l'installation de la manufacture de literie européenne PYRÉNEX, la ville possédait deux usines de plumes : CRABOS dans l'ancien monastère des Ursulines, Rue Durrieu, et BÉRARD, Rue du Castallet.
A la suite de la concentration de plusieurs entreprises (CRABOS, CASTEX, FROMENT et CHEVALIER) en mai 1968, la société anonyme Manufacture Européenne de Literie Pyrénex décide de s'installer à Saint-Sever sur la zone industrielle. Elle reçoit du Fonds de Développement Economique et Social la prime de développement industriel mais n'a pas d'avantages pour la formation du personnel.

L'usine est reliée par un "plumoduc", le seul au monde à la SICA Foies gras et au centre de conditionnement Marie-Hot. La surface bâtie est actuellement de 6 000 m². Les ouvriers travaillent en deux équipes et sont payés au SMIG. L'ensemble du personnel s'élevait à 86 employés en mai 1971.
Les matières premières viennent pour 60 % des Landes. L'usine traite un peu plus de 800 T de plumes nobles (oies et canards) par an, ce qui représente près de 30 % de la production française et 80 % du Sud-Ouest. L'entreprise espère avoir produit à la fin de la période triennale 300 000 couvre-pieds et édredons, 400 000 oreillers et traversins, 200 000 sacs de couchage et 100 000 autres articles notamment des articles d'enfants, dosserets, ensemble décoration, jetés de lits, matelas et sommiers, ce qui nécessitera une consommation en 1972 de 4 tonnes de fil, 1 500 tonnes de plumes et 5 000 kilomètres de tissus.

L'usine vend sous la marque PYRENEX. Pour écouler cette production qui place l'entreprise parmi les toutes premières manufactures françaises et européennes, la société a créé dans toute la France un réseau de dépôts qu'elle alimente directement. Elle possède 15 voyageurs et des catalogues périodiques. La production varie selon les saisons, il y a une baisse d'avril à octobre. Environ 50 % de la production est écoulée en France par camions. Le reste est expédié par la route aux Etats-Unis, en Suisse, en Autriche, au Danemark, en Espagne, en Italie, au Canada et surtout en Allemagne.
Pour cette société, le grand but est d'abord "de survivre dans un contexte de concurrence forcenée" et de se développer suivant le plan prévu (augmentation du nombre d'emplois, doublement du chiffre d'affaires et investissement important sur la zone industrielle de Saint-Sever. En août 1971, la société PYRENEX a passé un important accord avec le groupe Rhône-Poulenc. Cet accord comporte d'une part l'aide technique, commerciale et publicitaire dans tous les domaines du chef de file des grandes sociétés européennes et d'autre part, l'engagement de la manufacture de

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literie européenne de l'achat, la confection et la diffusion dans toutes les matières textiles, artificielles et synthétiques produites par Rhône-Poulenc.
Grâce à ce soutien, la société saint-séverine va pouvoir se placer sur les marchés sur les marchés importants de grandes affaires commerciales françaises.
La chaîne agro-industrielle de Saint-Sever constitue un ensemble solide, d'abord en raison de la structure des entreprises puis par la proximité des matières premières et par l'inorganisation de certains marchés. Cette activité groupe sur la commune 8 entreprises grandes ou petites qui emploient près de 300 personnes, ce qui représente 45,5 % de la main d'œuvre qui travaille dans des entreprises supérieures à 5 salariés. La relative petite taille des entreprises et la diversité de la population permettent en cas de crise économique d'éviter à un effondrement général de l'emploi.

- Les autres activités liées à l'agriculture
. Les grains et les engrais
Sur le bord de la zone agricole de la Chalosse, St Sever avec son réseau routier et ferroviaire en est la principale porte vers le Nord. Depuis toujours les grains ont constitué une ressource et un secteur d'activité commerciale important.

 L'entreprise COSTEDOAT qui emploie 14 salariés possède un silo à Audignon et un dépôt à Péré. La minoterie de la Chalosse, petite entreprise qui alimente une partie de la Chalosse et du Marsan, compte 5 employés.
L'entreprise la plus importante dans ce domaine est l'affaire MAYSONNAVE. Elle est implantée à St Sever sur la voie ferrée et à St Cricq Villeneuve. Le nombre de salariés est de 19. 
. La société landaise d'équipement et de machines agricoles est l'émanation d'un regroupement de 3 petites entreprises de St Sever, Doazit et Souprosse. L'atelier, le magasin et les bureaux se sont installés sur la route de Mont de Marsan à la limite de la commune, cette affaire ayant l'exclusivité sur le département de la marque DEUTZ. Elle emploie 10 salariés dont 3 représentants.
Ces activités liées à l'agriculture représentent 54 salariés.


- Les entreprises de bâtiment et de travaux publics
. Les gravières
L'Adour et ses terrasses constituent une véritable source inépuisable de graviers. Les qualités idéales de granulométrie naturelle des éléments constituant les gisements locaux font de St Sever le centre le plus important de notre département. Les entreprises saint-séverines possèdent un important matériel d'extraction : bennes, transporteuses aériennes ou de scrapage, pelles, grues, concasseuses, trieuses, etc ..
L'entreprise SANSOUBE emploie 5 salariés près de la zone industrielle. L'entreprise la plus important est la société ROMA qui produit 500 m³ par jour. Elle possède 8 camions qui rayonnent dans tout le département. Elle emploi 12 salariés.



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. Les matériaux de construction
Le bois est le plus ancien avec la pierre et les galets de l'Adour. Il existe actuellement deux scieries sur la commune. La plus importante, l'entreprise DUPUY sur la route d'Amou, produit des traverses, du bois de chauffage et du bois d'œuvre avec 8 employés.
La société LUMALE-MAURICE (SOLUMA) s'est installée près de l'Adour où elle fabrique, avec 8 salariés, des blocs, des buses et tous les matériaux en béton.
. Les entreprises familiales de construction de plus de 5 travailleurs
Cette activité est ancienne mais elle s'est développée avec l'explosion suburbaine.
Dans la maçonnerie, il y a 2 entreprises (DUPOUY, St GENEZ) qui emploient 18 personnes. Dans la charpente en bois, un artisan occupe 5 personnes. Il faut noter l'installation sur une scierie désaffectée de l'entreprise de charpentes métalliques FEUGAS qui emploie 9 personnes. Enfin, au-dessus de 5 employés, nous pouvons compter un zingueur, un peintre et un électricien soit 22 personnes.
Parallèlement à toutes ces petites entreprises, il faut noter la présence d'une agence de la Société française de Constructions d'Alfortville (SOFRACO). Cette société a remplacé l'entreprise MALET. Elle construit des bâtiments. L'agence saint-séverine emploie 30 salariés.
Le bâtiment et les travaux publics représentent une main d'œuvre de 113 personnes.
. Les garages automobiles occupent 23 personnes. Chacun est attaché à une marque de voiture mais la réputation des mécaniciens et des tôliers passe en général avant.
Le nombre de personnes dans les entreprises de plus de 5 employés et les migrations journalières (carte n° 20)

Saint-Sever compte 16 entreprises supérieures à 10 employés soit 543 salariés.
Saint-Sever compte 22 entreprises entre 5 et 10 employés soit 178 employés avec les patrons.

Les migrations journalières vers Saint-Sever :
Origine par canton :        Saint-Sever                    73
                      Hagetmau                      13
                      Mugron                           19
                      Mont de Marsan           26
                      Tartas Est                        5
                      Montfort                            4
                      Amou                                 2
                      Geaune                              4
                      Aire                                    8
                      Grenade                            9

                      Reste                               12

                      Total                  175

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Sur un chiffre global de 721, 175 salariés habitent hors la ville et migrent tous les matins vers Saint-Sever (carte n° 20) : 79 viennent des communes du canton, 19 de Mont de Marsan, 5 de Hagetmau, 17 des communes situées à l'Est du canton de Mugron.
Le solde migratoire journalier est déficitaire pour Saint-Sever avec Mont de Marsan et Hagetmau. En effet, près de 150 saint-séverins travaillent au chef-lieu (militaires compris) alors que nous l'avons vu 19 montois viennent au Cap de Gascogne. Avec Hagetmau, la différence est minime, il semble qu'elle soit de 5 personnes.


Conclusion générale sur l'industrie et l'artisanat

La vieille cité saint-séverine s'est donnée une activité industrielle. Si les productions sont très diversifiées, l'économie de Saint-Sever repose sur l'agriculture et surtout sur l'élevage. La chaîne agro-industrielle est formée d'entreprises qui commencent à avoir des lettres de noblesse. Il manque un maillon à cette chaîne : c'est une grosse conserverie de foie gras et des dérivés du gras. La zone industrielle a une surface de 8 ha 32 ares dont 3 hectares sont achetés et construits.

Le problème le plus urgent doit être l'augmentation du nombre d'emplois à une cadence régulière. La ville de Saint-Sever doit confirmer sa position-clé sur l'axe économique Mont de Marsan-Hagetmau., cette ligne de force étant la plus importante à l'intérieur du département.



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CHAPITRE V

Les activités liées aux transports


Les transports possèdent une place peu importante dans l'activité de la cité malgré sa situation entre deux régions différentes.

La S.N.C.F.

L'installation de la ligne Mont de Marsan-Dax  date de 1889. Puis au début du XXème siècle, la Compagnie du Midi construit la ligne Saint-Sever – Hagetmau par Augreilh et Audignon. Durant cette période, un projet de liaison électrifié de Mont de Marsan à Pau par Saint-Sever et Hagetmau est mis à l'étude. Pendant l'entre deux guerres, les travaux sont commencés avec l'aide des prisonniers allemands puis arrêtés. En 1956, la S.N.C.F. supprime la ligne de voyageurs sur Hagetmau  et la double voie entre la gare de St Sever et la halte d'Augreilh. Enfin, le lundi 7 avril 1970, le dernier autorail de voyageurs rejoint Dax.
De 1961 à 1970, le trafic voyageurs n'a cessé de diminuer passant de 8 000 par an à 2 000. Les marchandises ont un tracé en dents de scie difficilement explicable (figure n° 21).
Actuellement, la gare comporte 4 passages de trains par jour. A 8 H passe le train Mugron-Monfort qui repasse à 11 H 30, à 12 H 30 arrive le train de Hagetmau qui revient à 16 H 45. En 1970, le trafic a été de 19 000 tonnes, les arrivées repré­sentant 61,5 % du trafic marchandises. Il faut noter les arrivées de sucre, de sel, de tourteau et du soja venant de Bassens pour la COFNA, de machines agricoles et d'eaux minérales. Mais le trafic marchandises dans les arrivées est essentiellement, outre ces produits, composé par les engrais venant de Lorraine.
Dans le trafic colis, les arrivées sont constituées par des paquets et de jeunes poulets.
Les départs comprennent le maïs pour Bayonne, les plumes pour l'Allemagne et les bouteilles d'eaux minérales, dans le trafic colis durant l'automne de foies gras en conserve.
Les autobus S.N.C.F. de la ligne Mont de Marsan-Dax sont au nombre de 9 dans les deux sens par jour.

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Les transports routiers

Il y a d'autres lignes qui passent à Saint-Sever.
Tous les jours passe, une fois dans chaque sens, l'autobus de la SERAG qui a remplacé la ligne ferroviaire Hagetmau-Mont de Marsan. Les mardis, mercredis et samedis, cette ligne connaît des autobus supplémentaires. Il faut noter aussi, le mardi, le car de Saint-Sever à Aire et le jeudi, le passage dans la ville de la ligne Amou-Samadet-Mont de Marsan.
Saint-Sever possède deux entreprises de transports de voyageurs. L'une d'elles, la maison BACARRÈRE fondée en 1929, organise de nos jours des excursions internationales toute l'année. Cette affaire, avec sa succursale à Capbreton, emploie une vingtaine de personnes.

Il faut noter, sur la commune, la présence de 5 petites entreprises spécialisées dans les transports de marchandises par route qui groupent seulement 7 véhicules.
Les transports occupent une faible place dans l'économie saint-séverine depuis le déclin du rail. En 1968, il n'existe  que 57 personnes vivant des transports, soit 3,4 % des actifs.

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CHAPITRE VI

Une activité d'avenir : le tourisme

C'est l'activité la plus récente et si elle n'est pas perceptible sur la composition des actifs, de nombreux commerçants en retirent les fruits. Depuis toujours, même au temps où le tourisme n'existait pratiquement pas, de nombreuses personnes faisaient un détour pour visiter le Cap de Gascogne.

Le patrimoine (plan n° 22)
Il y a deux sortes de richesses : les beautés naturelles du site et le patrimoine archéologique et architectural.
- Le patrimoine naturel et ses aménagements
. L'Adour et ses affluents saint-séverins constituent le premier atout de Saint-Sever. Ces cours d'eau et en particulier l'Adour offrent de nombreuses distractions : pêche, promenade, baignade, canoë-kayak, calme … Mais de nombreux aménagements améliorent nettement les avantages du fleuve : véritable plan d'eau entre les deux ponts, finition de l'aménagement des berges, amélioration des voies d'accès et nettoyage de quelques endroits inaccessibles. Les rivières affluentes n'étant pas polluées pourraient permettre un développement de la pêche.
. La végétation luxuriante de l'abrupt et des ravins perpendiculaires présente une beauté inconnue qui pourrait être exploitée par des sentiers de promenade.
. Le patrimoine archéologique et architectural :
Pour cette étude, nous reproduisons ici l'éminente description des bâtiments du patrimoine saint-séverin faite par Michel LE GRAND, archiviste des Landes dans sa monographie historique sur Saint-Sever en 1933
L'abbatiale est le joyau des richesses architecturales saint-séverines :
"Le portail Ouest donne accès dans l'église. Deux impressions dominent, devant cette nef romane couverte d'un berceau plein cintre à doubleaux : sa majesté puissante d'abord et sa luminosité presque insolite ans un édifice de cet âge et de ce style. En effet, triforium et fenêtres hautes sont modernes et les oculi qui versent à flots la lumière s'ouvraient jadis beaucoup moins largement laissant seulement filtrer dans l'édifice cette pénombre, charme austère des églises romanes.
Un manque d'unité frappe dans les grandes arcades du rez-de-chaussée : la première paire à droite est en plein cintre ; les autres sont brisées. Ces dernières ont été sans doute sapées par les protestants qui furent condamnés à les rétablir. Les bas-côtés Sud contigu ou transept est ancienne (fenêtre romane, voûte d'arêtes très bombée).
La nef s'ouvre par un arc plein cintre sur un très beau transept, des proportions grandioses dont le premier étage s'orne au nord comme au sud, d'une arcature ajourée également en plein cintre. Dans le bras nord, il faut remarquer une colonne monolithe en marbre provenant probablement du GLEYZIA D'AUGREILH posée sur une base très curieuse où sont grossièrement sculptés des animaux accroupis.

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Le chœur, nous l'avons dit, a été refait au XVIIème siècle. L'église renferme une belle collection de chapiteaux dont beaucoup ont été restaurés surtout dans la nef. Le bras nord du transept en possède de remarquables (oiseaux fantastiques) mais les deux plus intéressants sont peut être ceux du premier pilier sud à droite en rentrant et du premier pilier nord, dans la chapelle des fonts. Au chapiteau du pilier sud, se déroule l'histoire du martyre de Saint Jean Baptiste : danse de Salomé, le corps ployé en deux, devant Hérode et ses convives ; décollation du saint et ascension dans le ciel de son chef porté par deux anges : scènes traitées avec une vigueur, un réalisme et un raccourci singuliers. De l'autre côté (premier pilier nord), c'est la curieuse représentation du nouveau testament à cheval sur l'ancien. Près de la chapelle des fonts, dans le bas-côté nord, se trouve l'ancien maître autel en bois doré de style espagnol.
Les orgues spécialement classées étaient l'œuvre de Dom Bedos. Elles ont remplacé celles qu'avait donné en 1525 l'Abbé Jean DABADIE. Les jeux de Don Bedos ont d'ailleurs été très modifiés par CAVAILLÉ-COLL. De nos jours, l'orgue mérite une restauration afin d'éviter sa perte.
Au porche latéral nord, entièrement refait, s'inscrit un tympan bien défiguré: on y distingue encore un Christ en majesté. Les chapelles absidioles montrent à l'extérieur une curieuse décoration : cordons de billettes et corbeaux sculptés.
Les constructions abbatiales des Bénédictins relevées à la fin du XVIIème et au début du XVIIème siècle constituent un ensemble intéressant.
C'est d'abord le cloître actuel où on accède par une porte pratiquée dans le bras sud du transept de l'église. Aucun vestige ne subsiste du cloître primitif, l'édifice actuel, carré parfait dont les arcades en plein cintre sont en partie bouchées, apparaît assez étriqué en raison du mur qui divise l'espace intérieur et de la végétation venue sur ce terrain. Seules sont ouvertes les galeries de l'est et du sud. Le cloître est voûté d'arêtes ; la plupart des chapiteaux ne sont pas sculptés mais simplement épannelés ; pourtant au fond de la galerie sud, quelques motifs d'inspiration végétale (choux, raisins) sont inscrits dans les pierres au-dessous de deux chapiteaux épannelés.
Le bâtiment abbatial proprement dit s'étend au-delà du cloître d'ouest en est parallèlement à l'église ; il abrite les divers services de la mairie. Au rez-de-chaussée, une salle de réunion occupe l'ancien réfectoire des Bénédictins. Un monumental escalier Louis XIII conduit au premier étage où règne une longue galerie desservant les bureaux, la salle du Conseil, etc …
Une sorte de grenier-promenoir occupe l'étage supérieur : c'est la mirande d'où l'on découvre une vue très curieuse sur l'enclos du cloître, le vaisseau de l'église et la ville.

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Si l'église et l'abbaye des Bénédictins sont les principales curiosités archéologiques de Saint-Sever, elles ne doivent pas faire oublier le couvent des Dominicains aux Jacobins. Pour nous y rendre, prenons à gauche de l'église la rue des Arceaux qui débouche sur la place de Verdun, ancienne place des Platanes. Ces platanes plantés sur l'emplacement de l'ancien Hôtel de Ville encadrent une colonne surmontée d'une urne élevée en l'honneur du Général LAMARQUE. La rue qui conduit aux Jacobins porte d'ailleurs le nom du général et son hôtel construit en1610 s'élève sur la gauche ; corps de logis central flanqué de deux pavillons carrés ; la grille d'entrée porte les initiales M.L. : Maximilien LAMARQUE.

L'église des Jacobins est aujourd'hui défigurée. Elle doit remonter dans ses parties les plus anciennes au début du XIVème siècle : témoins les colonnettes à chapiteaux sculptés du portail sur la Rue Lamarque. Mais l'arc très surbaissé de ce portail sous le tympan muré est le plus récent comme aussi la rosace bouchée du pignon, de style flamboyant. Entre l'église et le cloître, un petit bâtiment fait saillie sur la rue avec un portail carré surmonté d'une niche à coquille vraisemblablement de la fin du XVIème siècle.
Sur la rue Armand MARRAST s'allonge la nef de l'église avec grandes arcades et fenêtres ogivales en partie murées flanquée d'un clocher à lanternon mi-briques, mi-pierres de taille. Un chevet plat percé d'une baie moderne termine l'édifice. Le cloître du XVIIème siècle rappelle beaucoup par son style et la teinte rose de sa brique certains édifices toulousains. Très bien conservé dans son ensemble, il frappe par la belle ordonnance de sa construction : grandes arcades en plein cintre et voûtes d'arêtes. Une corniche règne tout autour au-dessus des arcades avec au centre de chacune d'elles un motif sculpté. La galerie du sud supportait évidemment une construction supérieure car elle a été coupée : l'on voit encore le départ des arcs plein cintre de ce premier étage.
Il subsiste bien peu de vestiges des anciennes fortifications de Saint-Sever. L'un deux s'élève non loin des Jacobins, au coin de la place de la République et de la rue de l'Hospice : c'est une tour de l'ancienne enceinte qui défendait la ville du côté du midi et la séparait de La Guillerie (photo 4, planche 1).
A l'opposé de la ville au nord-ouest, dans la cour de l'école maternelle, apparaissent aussi quelques traces des fortifications de Saint-Sever : à droite une tour d'angle surplombant une fondrière et commandant une des pentes ; à gauche, la base d'une tourelle d'angle formée de cinq assises de boudins de pierres circulaires.
La porte du Touron est la seule entrée de la ville presque intacte.
En plus de toutes ces richesses, la ville possède de nombreuses maisons du XVIIème  et du XVIIIème disséminées à travers le noyau urbain. Le plus vieil immeuble semble être la maison qui fait l'angle entre la rue Lafayette et la rue du Tribunal.


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La vieille ville est site urbain classé. C'est le seul ensemble urbain du département qui possède ce titre. Un site d'accompagnement prévu autour de la ville sera limité : à l'ouest par le ruisseau du Touron ; au nord, par la rue de la Gare et la route de Cachon ; à l'est, par le ruisseau de Prouyan et la rue de Bellocq ; au sud, par la rue St Vincent de Paul, cette dernière zone servant à ne pas dénaturer les ravins perpendiculaires à l'abrupt.
Toutes ces richesses ne sont pas connues, ni visitées, les touristes venant à St Sever pour l'abbatiale. Ils s'arrêtent sur les parkings autour et rares sont ceux qui vont aux Jacobins. Il est nécessaire de créer des circuits pédestres à l'intérieur de la ville et des monuments, et de diriger les véhicules des touristes vers les parkings périphériques afin de décongestionner les places du Tour du Sol et Léon Dufour. Les circuits devraient être courts. Ils devraient permettre la connaissance de toutes les richesses et une meilleure répartition entre les commerçants des ressources fournies par les visiteurs. De même, le cloître de l'abbaye bénédictine devrait être restauré et un musée lapidaire créé …
Les aménagements touristiques existants :
- Le stade municipal (photo 18, planche VII) couvre une surface de près de 15 ha dont une partie est aménagée. Le complexe sportif comprend 2 terrains de rugby avec 1 200 places couvertes, 1 terrain de tennis, un stand de ball-trap et une piscine avec 2 bassins dont l'un de 25 m de long. Le camping "Les rives de l'Adour" jouxte cet ensemble. Il s'étend de l'ancien pesage à la voie ferrée et offre plus d'une centaine de places. Ce camping *étoile comprend 10 emplacements de caravanes dont 8 goudronnées. En 1969, la camping a reçu 946 touristes français et 68 touristes étrangers pour 4 858 nuitées, en 1970, 950 français et 110 étrangers pour 4 911nuitées. Si nous faisons le rapport nuitées sur le total des clients, nous obtenons pour 1970 : 4,6 nuitées par personne.
Il s'agit donc d'un camping de passage sur les routes de l'Espagne et de la Méditerranée à l'Atlantique. Il est ouvert toute l'année mais la grande majorité des clients viennent de juin à septembre.
La proximité de l'Adour et de la piscine font de ce camping un endroit de vacances attrayant et la future amélioration du bloc sanitaire participera au développement de cette activité.
- La ville possède deux jardins publics :
. Le jardin de la Sous Préfecture dit "Parc de Toulouzette" semble plus ancien mais il a été dénaturé et rétréci par l'implantation d'écoles.
. Le parc de Morlanne (photo 19, planche VII) jouxtant les arènes avec ses pentes est beaucoup plus reposant. Son site sur le bord de l'abrupt en fait sa beauté et son charme.


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L'équipement hôtelier et gastronomique
Il existe trois petits restaurants qui sont héritiers de la tradition d'aubergiste.
Les hôtels restaurants saint séverins possèdent une renommée régionale et même nationale :
. Le Relais du Pavillon (photo n° 20, planche VII) qui est classé deux étoiles A est situé à Péré au carrefour des nationales 124 et 133. Il possède un parking, un garage et un jardin, il a 19 chambres dont 14 avec bains-douches. Il emploi 10 personnes.
. L"Hôtel de France et des Ambassadeurs qui a pignon sur la place du Cap du Pouy est classé une étoile A. Il possède 22 chambres dont 14 avec bains-douches. Il a un parking et un garage. Il emploi 7 personnes.
Ces deux hôtels restaurants possèdent des chefs cuisiniers très connus dans le monde gastronomique.
Il faut noter ensuite l'Hôtel du Commerce avec 12 chambres, l'Hôtel LAUQUÉ avec7 chambres et l'Hôtel DUMAS avec 7 chambres.
La capacité hôtelière de Saint Sever est de 67 chambres.
Le tourisme à Saint Sever est une activité d'apport, il mérite d'être amélioré par des infrastructures et des superstructures encore plus évoluées.

116

CHAPITRE VII

La gestion communale


Quelques aspects du budget communal :
Notre intention n'est pas d'étudier complètement le budget de la ville de Saint Sever mais de montrer quelques aspects à partir de certains ratios. Nous en rappelons pour mémoire les définitions :
- Effort fiscal par habitant =            Produit des centimes
                                                                Nombre d'habitants
- Centime démographique =         Valeur du centime x 100
                                                                Nombre d'habitants
- Dette par habitant =                 Dette à long et moyen terme
                                                                Nombre d'habitants
- Dépense ordinaire par habitant = Dette ordinaire brute (prix des services)
                                                                Nombre d'habitants
- Effort fiscal comparé =                    Produit des centimes
                                                           Total des produits fiscaux
- Effort d'épargne =                            Epargne brute x 100
                                                                    Produits fiscaux

Epargne brute – recette ordinaire brute – dépense ordinaire brute

- Dépense en personne par habitant = Dépense en personnel
                                                                Nombre d'habitants



117

Années
1963
1964
1965
1966
1967
1968
1969
1970
Population
3 983
3 983
3 983
3 983
3 983
4 360
4 360
4 360
Effort fiscal par habitant
Centimes démographiques
Dette par habitant
Dépense ordinaire par habitant
Effort fiscal comparé
Effort d'épargne
Dépense en personne par habitant
81,6


210,5
0,594
- 2,2
73,90
102,8
0,140
576
248,2
0,617
18,2
71,00
109,9
0,141
783
258
0,590
30,9
74,00
118,2
0,1405
690
328
0,604
32,2
81,50
127,5
0,1407
805
370
0,621
4,6
94,50
129,00
0,1285
935
356
0,614
- 0,3
101,10
142,50
0,129
1 210
329
0,621
1,09
115,50
144,8
0,132

332
0,586

123,00

     En 1970, le budget ordinaire était de 1 450 783,27 francs et le budget extraordinaire de 446 567,43 francs. L'effort fiscal a augmenté en 1964 et en 1969. En 1969, les nombreux travaux d'infrastructures et de superstructures des années 1966-1967-1968 sont la cause de cette évolution. La diminution du centime démographique en 1968 provient du changement du nombre d'habitants. Mais il faut noter qu'en 1964, il est de 0,140 et en 1970 de 0,132. Ces deux années sont prises 2 ans après les recensements. La dette par habitant ne cesse de croître, ce fait provient de l'effort de ces dernières années. Le prix des services reste relativement stable après l'augmentation de 1966. L'effort fiscal comparé ne subit pas de modification constante. L'effort d'épargne est très important en 1964, 1965, 1966 ; il s'agit là d'une préparation d'emprunt et des conséquences de changement de municipalité. En 1967, 1968 et 1969 arrive la période d'investissement qui fait chuter l'effort d'épargne. Actuellement, (1970-1971), Saint Sever fait face au paiement des intérêts d'emprunts ce qui explique aussi la dette importante par habitant. C'est la période de digestion des emprunts. Enfin, les dépenses en personnel croissent régulièrement et sont analogues aux villes de même importance.
Une étude plus fine des ressources et des dépenses de Saint Sever pourrait permettre de suivre le coût des infrastructures d'accompagnement et surtout d'entraînement des zones industrielles et aménagements touristiques. L'étude de la dette pourrait amener à évaluer la rentabilité des investissements.
Notre but n'était pas d'orienter dans ce sens notre travail.
Les infrastructures et les équipements urbains
La configuration du site urbain pose de gros problèmes pour la construction, l'entretien et la rentabilité des divers réseaux.
- Le réseau d'assainissement
Jusqu'en 1965 existait un réseau très archaïque, héritage du Moyen Age, il ne couvrait pas toute la zone urbaine. Les eaux usées étaient évacuées par les ravins de Prouyan, de la côte de Brille et du Touron. Après d'importants travaux et la pose de 5,6 kilomètres de canalisation, la grande majorité des eaux passe actuellement par le ruisseau du Touron et son affluent donnant place du Cap du Pouy. Quelques maisons seulement jettent leurs eaux dans le ravin de Prouyan et de la côte de Brille.

118

 Malgré l'existence d'un collecteur entre la cité Montadour et le parc de Toulouzette, le ruisseau du Touron est devenu un véritable égout nauséabond. Cette eau sale et blanchâtre se jette dans l'Adour quasiment en face de l'égout de la zone industrielle polluant ainsi le fleuve. Pour pallier ces inconvénients, de grands travaux sont nécessaires. Tout d'abord, il est prévu de construire un grand collecteur sous la côte de la Nationale 133 qui doit drainer toutes les eaux usées de la ville haute. Puis, entre l'avenue René Crabos et la voie ferrée, la construction d'une station d'épuration pour toute la zone urbaine y compris Péré, permettra d'évacuer des eaux relativement propres dans l'Adour par le canal du Bahus.
- La distribution de l'eau
Après la guerre, la vieille réserve d'eau des Jacobins s'avère largement insuffisante et de grands travaux sont nécessaires. Pendant la guerre, grâce aux Allemands, la source de Marseillon située dans l'anticlinal d'Audignon commence à être aménagée. Actuellement, après une série de travaux échelonnés sur 25 ans, Saint Sever possède 1 300 abonnés au service municipal de l'eau et 50 au Syndicat de Marseillon qui est géré par la Compagnie Française des Conduites d'Eau.
Il y a 22 kilomètres de canalisations alimentées par 3 réserves d'eau. Le grand château d'eau d'Hountagnères, avec ses 55 mètres de haut et 400m³, alimente la ville haute. La réserve qui est au pied avec ses 200 m³ sert pour le quartier d'Augreilh et enfin les deux citernes de Pipoulan avec 250 m³ chacune font fonction de château d'eau pour la ville basse et les communes rurales du canton situées au nord du fleuve.
La consommation journalière de la commune est de 1 100 m³ en hiver et de 1 200 m³ l'été, soit 275 litres par habitant et par jour. L'eau de Marseillon est pure et surtout non traitée, mais elle est analysée tous les mois. Actuellement, l'eau arrive dans toutes les maisons de la commune.
Nous nous apercevons rapidement du manque de réserve en eau, mais cette carence est palliée par la présence de nombreux cours d'eau sur la commune (Adour, Gabas, Bahus et ruisseaux de l'abrupt).
- Le réseau de gaz
Depuis le milieu du XIXème siècle, Saint Sever possédait une usine à gaz qui a fermé ses portes pendant l'entre-deux guerres, un réseau urbain et un éclairage public au gaz. Plus tard, les gazomètres étaient alimentés par camions depuis Saint Marcet. Après la découverte du gaz de Lacq, le combustible venait toujours par la route de la vallée du Gave de Pau. Mais le passage à l'Est de la ville, sur la commune de Montgaillard, d'un des deux gazoducs qui se dirigent vers le nord de la France, permit le rattachement du réseau Saint Séverin grâce à une conduite à 60 bars de pression, longue de 7 kilomètres. Il y a 480 abonnés dans la zone urbaine pour un réseau de 13 kilomètres avec 4 bars de pression.


119

- La distribution électrique
La vieille sous-station de Cachon a aussi disparu avec ses interconnexions sur Aire, Dax et Mont de Marsan. De nos jours, la partie haute de la commune est alimentée par une ligne venant de Hagetmau qui provient de la centrale thermique d'Artix. La vallée de l'Adour est reliée à Mont de Marsan et de là à Dax et aux Pyrénées.
Il y a près de 1 500 abonnés. Le courant arrive à toutes les maisons par l'intermédiaire de 175 kilomètres de lignes. Il y a 32 transformateurs publics et 24 transformateurs privés sur la commune. Les entreprises ROMA et COFNA possèdent les plus importants : 400 KVA. Le problème majeur sera la mise sous terre des réseaux basse tension de la vieille ville en raison du classement du site urbain.
- Le téléphone
Saint Sever a vu après la guerre la disparition de son central manuel pour être rattaché à Mont de Marsan. Il y avait en 1971, 260 abonnés soit 1 téléphone pour 17 habitants. Mais la répartition est différente suivant les professions :
Agriculteurs                    1 pour 60
Militaires                          0 pour 137
Adultes ans profession  1 pour 51
par contre :
Service santé                   1 pour 1,3
Commerce                        1 pour 3,5

Le téléphone automatique est pour la fin 1971 et le centre relais de Proyan permettra le branchement de 600 lignes. Saint Sever ne connaîtra plus prochainement les attentes et les retards pour l'obtention des communications.
- Ramassage des ordures
Malgré la petite taille de la ville, le ramassage des ordures et surtout leur disparition posent certains problèmes. Le ramassage par camion hermétique s'effectue depuis quelques années. Les ordures ainsi ramassées sont entreposées dans les fonds de ravins, de préférence sans ruisseau pour éviter la pollution. Mais les ravins se comblent vite. Les fumées nauséabondes, les rats, le risque d'incendie et la stérilisation des terres recouvertes constituent des éléments négatifs de cette méthode. La solution doit être le traitement par un service spécialisé conçu par un syndicat intercommunal.




120


CONCLUSION GÉNÉRALE



Après une domination de la Chalosse qui dura jusqu'au début du XXème siècle, Saint Sever s'est endormie dans une léthargie profonde. Les élites ont plusieurs fois refusé les chances du renouveau. De nos jours, la ville voudrait consolider sa place en Chalosse, face à Hagetmau l'industrielle. Si le commerce ne dépasse pas le canton, les services saint séverins comme l'hôpital conservent encore le monopole dans le sud-est du département. La récente industrialisation et l'explosion suburbaine des années 1960 ont redonné à la ville une figure active dans une région où les communes rurales se meurent peu à peu. La chaîne agro industrielle est un grand point de départ pour une profonde interconnexion entre le secteur rural et l'industrie. Le but de Saint Sever, comme de toutes les petites villes actives dans une zone rurale en déclin, est de fixer l'exode rural par des créations d'emplois régulières et solides.
Le Cap de Gascogne doit surtout développer le tourisme et s'affirmer comme l'un des premiers centres architecturaux et archéologiques du département. Les années qui viennent seront décisives : Saint Sever doit bouger afin de rester le CAPUT VASCONIÆ    

 121

TABLES DES FIGURES, DES PLANS ET DES CROQUIS

1 - Situation en Aquitaine
       2 – Situation en Chalosse et Marsan
3 – Points de passage sur l’Adour des aturiens landais allant à Mont de                                                                                 Marsan
4 – Plan de la commune de Saint-Sever
5 – Le site au 25 000ème
6 -  Plan de la zone urbaine
7 -  Saint-Sever avant la révolution
8 – Morphologie actuelle du noyau urbain
9 – a) Courbe des permis de construire
      b) Forme de l’habitat
10- a) Pyramide des âges des actifs
       b) Lieu de naissance de la population
11- a) Courbe de la population
       b) Le bilan naturel
12- Etude de l’évolution de la population
13- Evolution de la population de 4 villes depuis 1801
14- a) Pyramide des âges avec la population aborigène
       b) Age des immigrants de 1962 à 1968
15- a) Répartition par catégorie d’activité économique
b) Répartition par catégorie d’activité économique de la différence des                      immigrants et des émigrants entre le 1er mars 1967 et le 1er mars 1971
c) Age des migrants du 1er mars 1969 au 1er mars 1971
16- Les activités commerciales, les artisans et les professions libérales de    la ville haute
17- Zones d’attraction commerciale et démographique
18- Origine des naissances des 2 maternités

122


19- Les activités économiques et le téléphone
20- Les migrations journalières vers Saint-Sever
21- Trafic S.N.C.F. de 1961 à 1970
22- Le tourisme dans la ville haute.

Hors texte : plan au 1/5000ème
 123
TABLE DES PLANCHES

Planche I      :  Photographie aérienne de la ville haute
Planche II    :  Porte du Touron – Place du Tour du Sol avec immeubles d                XVIIIème  - Monastère des Jacobins – Tour Sud-est et mur d’enceinte
Planche III :  La ville basse vue de l’abrupt (Morlanne)
Planche IV   :  Les maisons bourgeoises de la rue Lamarque
                           Petites maisons du XIXe de la rue du Bellocq avec petit jardin à l’arrière
                           Quartier d’Augreilh
Planche V    :  Création d’une rue dans le vieux centre : rue du Sénéchal
                           La cité Montadour
                           Le lotissement « Cap de Gascogne » avec le C.E.G. dans le fond
Planche VI   : La marché à la volaille
                           La rue Lafayette : principale rue commerçante
                           L’abattoir à volailles sur la zone industrielle
                           L’usine PYRENEX
Planche VII  : La gare et la zone industrielle vues de la côte contournant Morlanne


124

Planche VIII: L’abbatiale bénédictine
                           Le complexe sportif
                           Le jardin public et les arènes de Morlanne
                           Le carrefour de Péré et le « Relais du Pavillon »


125

TABLES DES MATIERES
                                                                                                                                        Pages

Avant propos                                                                                                  3                                                                 
 Introduction                                                                                                 6
Situation de la ville                                                                                      6
Climat                                                                                                            8
                                          PREMIERE PARTIE
L’ évolution de l’espace urbain et ses problèmes actuels                       9
Chapitre I : Le site                                                                                       12

Description du site                                                                                       12
Etude morphologique du site                                                                       12
L’histoire du site préhistorique de Morlanne                                               13
Le site médiéval                                                                                           14
Problèmes actuels du site                                                                             14

Chapitre II : L’évolution historique de la morphologie urbaine                   17

La deuxième abbaye et les débuts de la ville (993 – 1099))                          17
L’éclosion de la cité (1100 – 1294)                                                               17
Les ravages des guerres franco-anglaises (1295 – 1442)                             20
De la 1ère  reconstruction au passage des protestants (1443 – 1569)            23
La 2ème reconstruction et les grands travaux du XVIIIe siècle                    23
(1571 – 1809)
La stagnation dans la construction (1810 – 1945)                                       24
Le léger redressement d’après la guerre (1946 – 1962)                               25
L’explosion suburbaine (1963 – 1971)                                                         26

Chapitre III : La morphologie, les structures urbaines et les problèmes       28

d’urbanisme

Description du paysage urbain et de ses environs                                         28
La morphologie et les structures urbaines                                                    31
Les grands problèmes d’urbanisme et les orientations du zonage urbain    40

                                                                                                                      
                                                                                                                                                                                                                                                                                         
                                                                                                                      126
DEUXIEME PARTIE


Etude de l’évolution et des activités de la population                            41

Chapitre I Traits caractéristiques de la population                                   42


Courbe de la population                                                                                      42
Composition par âge                                                                                44
Structures des ménages                                                                           45
Quelques aspects politiques et sociologiques des                                    46
habitants de Saint-Sever

Chapitre II : Un mouvement naturel longtemps défavorable                   48

La natalité de 1801 à 1970                                                                     48
La fécondité en 1962 et 1968                                                                  49
La mortalité de 1801 à 1970                                                                    51
Bilan naturel de 1801 à 1970                                                                   52

Chapitre III : Le mouvement migratoire et son redressement                  54

Etude du solde migratoire de 1821 à 1953                                             54
Indice d’émigration des aborigènes nés entre 1928 et 1955                   56
Etude du solde migratoire de 1954 à 1961                                             58
Etude du solde migratoire entre 1962 et 1968                                        58
Comparaison des courbes de la population de 4 villes voisines              59
Le mouvement migratoire du 1er mars 1969 au 28 février 1971              62

Chapitre IV : Etude de l’évolution de la population                                64

De 1801 à 1840 : forte croissance                                                           64
De 1841 à 1860 : la première forte baisse                                                64
De 1861 à 1871 : un redressement éphémère                                           64
De 1872 à 1945 : une longue décadence                                                 64
De 1946 à 1953 : une timide croissance                                                  65

Chapitre V : Répartition par catégorie d’activité économique de           66

1954 à 1971

La situation avant 1962                                                                            66
L’évolution de 1962 à 1968                                                                    66
Le recensement de 1968                                                                          70
Evolution du 1er mars 1969 au 28 février 1971                                       72
Conclusion                                                                                                73



                                                                                                                             127               

   
                                            TROISIEME PARTIE

                                        Les activités de Saint-Sever                            74

Chapitre I : Le lent déclin du marché                                                       75

Les produits agricoles qui ont disparu des marchés                                75
Les produits agricoles dont la vente est en déclin                                   76
Les produits agricoles qui résistent encore                                              77
La disparition des foires et le déclin de l’activité des marchands forains 79

Chapitre II : Un commerce concurrencé par Mont de Marsan                80

Evolution des activités commerciales depuis le début du XXème siècle            80
Les zones commerciales                                                                           84
La zone d’influence du commerce                                                          84

Chapitre III : Saint-Sever petit centre de service de la Chalosse             87

Services et professions liées à la fonction cantonale                               87
Services et professions débordant le cadre cantonal                               87

Chapitre IV : Une industrie liée à l’économie rurale de la Chalosse        92

Evolution de l’artisanat et des entreprises industrielles                           92
La situation actuelle de l’industrie et de l’artisanat                                 93
Conclusion générale sur l’industrie et l’artisanat                                     104

Chapitre V : Les activités liées aux transports                                         105

           
                 La S.N.C.F.                                                                                             105
                 Les transports routiers                                                                             107

                 Chapitre VI : Une activité d’avenir : le tourisme                                     108

                 Le patrimoine                                                                                           108
                 Les aménagements touristiques existants                                                 114
                 L’équipement hôtelier et gastronomique                                                  115

                 Chapitre VII : La gestion communale                                                      116

                 Le budget communal                                                                                116
                 Les infrastructures et les équipements urbains                                         117

                                               CONCLUSION GENERALE                                  123
                 Tables des figures, des plans et des croquis                                             121
                 Table des planches                                                                                    123
                 Table des matières                                                                                    125
                 Bibliographie                                                                                            128 

                                                                                                                             128

BIBLIOGRAPHIE

I  - Cartes et photographies aériennes :
I.G.N. : carte au 200 000ème au 50 000ème et au 20 000ème (stéréominute et cartes)
Cassini : carte d’Orthez , feuille 107 (1766-1769)
Ministère de l’Equipement : carte au 10 000ème, 5 000ème et 2 000ème
Mairie de Saint-Sever : plans cadastraux de 1809, 1844 et 1944
Archives départementales : plans et lieux (banlieue de Saint-Sever) dans le terrier des bénédictins du XVIIIème siècle
Archives municipales : plans des travaux de la fin du XVIIIème siècle
Base aérienne 118 : photos aériennes au 10 000ème de 1966 et au 5000ème du 12 août 1970.
A de Guénin et Jean Claude Girard : cartes extraites de l’enquête pour la rédaction du plan d’urbanisme – Mont de Marsan

II – Rapports – statistiques – sources :
Mairie de Saint-Sever :
Listes nominatives du recensement de 1968 (92 pages)
Registres d’état civil de 1800 à 1971
Tableau des rectifications des listes électorales de 1969 à 1971
Registre des permis de construire
Registre des chômeurs
Dossier du camping
Almanach des Landes de 1899 et de 1932
Archives départementales :
Registre des patentes de Saint-Sever en 1912
Evolution de la population de 1801 à nos jours des 4 villes chalossaises
Table des répertoires d’archives sur Saint-Sever
Ministère des P.T.T. :
Bottin de 1970
Annuaire du téléphone 1971
Journal Sud Ouest :
Extrait s des résultats des élections depuis 1965
Office du Tourisme landais :
Brochure sur les hôtels des six cantons de Chalosse
I.N.S.E.E. :
Résultats des recensements de 1954, 1962 et 1968.

III Travaux et études ayant trait à la région et à la ville :
BARATRA M :  les zones d’attraction commerciale dans les Landes – Revue juridique et économique du Sud Ouest 1961 n° 1, page 3 à 85
BARRERE P., HEICH R., LERAT S. : la région du Sud Ouest Paris 1962 160 pages
BOURDEAU F.J. : manuel de géographie historique : ancien Gascogne et Béarn Tarbes 1861, 361 pages
BOUISSON : histoire du monastère de Saint-Sever en latin 1681, édité à Aire en 1876
BRUTAILS J.A. : bulletin archéologique 1900, pages 34 – 62 Paris
CHABAS D. : villes et villages des Landes tome I notamment pages 353 – 370 – Bayonne 1969
COMPAIN J. : Saint Sever Revue de Béarn-Navarre et Landes 1888- pages 118-137


                                                                                                                             129


DUMAS J. : Evolution de l’emploi en Aquitaine 1954-1965 – Bordeaux 1966- 174 pages
ENJALBERT H. : les pays aquitains – première partie – Le modèle et les sols- tome I Bordeaux 1960 – 603 pages
FABRE L.A. : Erosion pyrénéenne et les alluvions de la Garonne – Annales de Géographie N° 11 – 1902 pages 24 à 42
FERRON : Notes d’histoire et de géographie Société de Borda – page 120
JOANNE A. : Géographie des Landes – Paris 1885 80 pages
LABORDE LASSALLE de A. : En Chalosse notes historiques Mont de Marsan 1907 (342 pages)
LAMBERT : Plans anciens de l’abbaye de Saint-Sever en Gascogne 1957 (page 45) Société de Borda
LE GRAND M. : Saint-Sever Monographie Hossegor 1er juin 1933 (55 pages)
LERAT S. : Les pays de l’Adour, structures agraires – Thèse de doctorat 1963 Bordeaux (578 pages)
MAIRIE DE SAINT SEVER : Bulletins municipaux de 1948 (44 pages) Mont de Marsan et 1966 (35 pages) Paris
PAPY L. : La Chalosse – Annales de géographie N° 40 1931 pages 239 – 258
PERILLAT J. : Industrie dans le département des Landes Bordeaux 1959 (317 pages)
XVIIIème Région Militaire : enquête sur le développement économique de la région : Landes
REYNAUD A. : Les mouvements de population dans le département des Landes de 1954 à 1962 Bordeaux 1964 (167 pages)
Richesses de France : Les Landes – Bordeaux  1959 (188 pages)
TAUZIN J.J.C. : Saint-Sever-Cap – Histoire au Moyen Age Société de Borda 1914 – 1916


Fin

                     



                                                                                                                                                     












 

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